Impernanence.
Dans la philosophie bouddhiste, l’impermanence est considérée comme une conception intellectuelle pertinente. Il s’agit d’une vision qui accepte le changement continuel, où tout est éphémère, fugace et évanescent. C’est le point de départ du « lâcher prise » : considérer que tout passe, que rien n’est figé.
Pour bien l’intégrer, il faut d’abord adopter l’insignifiance, ensuite l’inexistence. C’est avec l’inexistence que l’on peut accéder aux portes de l’existence ; l’existence n’est-elle pas comprise dans l’inexistence ? Alors vivons pleinement, puisque tout ce que nous vivons est déjà parti. Ne nous accrochons pas ; s’accrocher, c’est croire que demain sera identique à aujourd’hui. Le corps n’est peut-être pas le nôtre. Il nous a été prêté. Et il va bientôt s’en aller. Les pensées ne sont peut-être pas les nôtres ; elles nous ont été soufflées. Ne sont-elles pas imaginaires ? Avec l’impermanence, même le temps s’effrite et laisse place à l’intemporalité.
L’impermanence est la voie qui conduit à l’éveil. Il s’agit d’un chemin tortueux où le doute est omniprésent. Il ne faut pas croire en soi, mais simplement être observateur de soi-même ; ne plus aspirer, mais simplement respirer ; ne plus devenir, mais simplement… être.
« Si nous voulons rencontrer le divin, commençons par dire peut-être. »
